Qu’est-ce qu’un jardin collectif?

C'est un jardin Conçu, Construit et Cultivé Collectivement et le plus souvent avec des méthodes respectueuses de l’environnement.

Il existe cependant une grande diversité d'organisation, de pratiques de jardinage, de jardiniers... qui font toute la richesse et la singularité de chaque projet

Les différents termes employés pour qualifier les jardins : collectifs, partagés, solidaires, familiaux, renvoient à la diversité de leurs activités.

De nombreuses typologies existent pour essayer de les classifier.

 

 

D'après une illustration de 'Passe jardins', antenne régionale Rhône-Alpes du JTSE.

RESUME HISTORIQUE ET TYPOLOGIE DES JARDINS

 

Des premiers jardins ouvriers nés en France au 19ème siècle aux jardins familiaux et partagés d’aujourd’hui, les jardins collectifs, nommés ainsi par opposition aux jardins privés individuels, n’ont cessé d’évoluer, mobilisant autour d’eux un ensemble d’acteurs, en particulier collectivités publiques, entreprises et associations...

De nombreuses typologies existent pour essayer de les classifier. Une proposition de loi soumise à l’assemblée nationale propose de les classer en 3 catégories : jardins familiaux, jardins partagés et jardins d’insertion.

 

Apparus en Allemagne, les jardins familiaux, dénommés à leur origine jardins ouvriers, se sont développés en France à partir de 1896 sous l’impulsion de l’association « La ligue du coin de terre et du foyer » fondée par l’abbé Lemire, prêtre démocrate chrétien d’origine paysanne et homme politique influent. Leur objectif était alors de lutter contre l’alcoolisme et de donner aux ouvriers venus des campagnes une parcelle de terre à cultiver. En plein développement pendant les deux guerres mondiales notamment pour pourvoir à l’alimentation des familles, les jardins familiaux ont vu leur dimension de production alimentaire perdre peu à peu de son importance après la seconde guerre mondiale pour devenir des espaces de loisir liés à la pratique du jardinage. Ils se présentent comme un ensemble de parcelles le plus souvent clôturées, dotées d’un petit cabanon, et reliées au système public de distribution d’eau. La taille des parcelles exploitées peut varier entre 100 et 300 m2 en moyenne.Souvent implantés dans les villes et leurs proches périphéries, elles sont louées à des citadins qui y pratiquent un jardinage pour une consommation familiale.

 

A la fin des années 1990, une nouvelle forme de jardins collectifs, les jardins partagés, fait son apparition en France. Enfants des community gardens nord-américains, ils se caractérisent par la présence d’une seule et même parcelle exploitée de manière commune par un ensemble de jardiniers. Au cours du premier forum national du jardinage et de la citoyenneté qui s’est tenu à Lille en 1997, le rôle de ces jardins dans les relations sociales, leur lien à la nature et à l’environnement est fortement affirmé.  Ils sont également présentés comme des exemples de réappropriation par les citadins de parcelles à l’abandon. La notion de jardin partagé, au rôle social prépondérant, fait ainsi son apparition en France. Issu d’un concept plus récent que celui des jardins familiaux, l’identité du jardin partagé se fonde ainsi sur des valeurs de solidarité, de convivialité, de lien et de partage entre les générations et les cultures, mais aussi de respect de l’environnement. Leur essor va remettre à la mode le jardinage en tant que  pratique urbaine, et par là même faire évoluer les pratiques de jardinage dans les jardins familiaux.

 

La troisième catégorie de jardins collectifs est celle des jardins d’insertion, réglementés par la loi d’orientation relative à la lutte contre les exclusions. Leur objectif, plus que celui d’une production maraîchère, est la réinsertion de personnes en difficulté sociale ou professionnelle (chômeurs, bénéficiaires du RMI, handicapés, personnes isolées, jeunes en difficulté scolaire, anciens détenus ...). Des animateurs bénévoles ou salariés, sont chargés de leur accompagnement dans la culture des parcelles. Dans ce cas, et contrairement aux cas des jardins familiaux et partagés, les produits récoltés peuvent être commercialisés et permettre aux jardiniers de se constituer des revenus d'appoint.

 

Mieux vous CONNAITRE

NOMBREUSES sont les initiatives de jardins collectifs en Languedoc-Roussillon mais PEU d'entre elles sont reliées. Vous êtes porteur d'un projet de jardin collectif, vous avez envie d'échanger...

 

Un SONDAGE est là pour mieux connaître vos attentes.

 

 

CONTACT

Association Le Réseau des Semeurs de Jardins

relais régional LR du JTSE :

Jardin dans Tous Ses Etats, le

réseau national des jardins partagés

 


contact@semeursdejardins.org